« Ce qui est à l’Oeuvre » au CNSMDP, par Jean-Christophe Paré, Directeur des Etudes Chorégraphiques au CNSMDP, et Patrick Herrera journaliste


Spectacle de DANSE au CNSMDP qui a eu lieu début décembre 2015 :

« Si les œuvres chorégraphiques révèlent avant tout les mondes imaginaires de leurs auteurs, des territoires poétiques les rassemblent.

10846377_736098513151373_5397056430192593608_n

Pour les contemporains, autour des œuvres de Roy Assaf, Bernard Glandier, Nicole Mossoux et Patrick Bonté, se fait jour une poétique des genres.

Pour les classiques, autour des œuvres de Wilfride Piollet et Jean Guizerix et Michel Fokine, se dessine une poétique des éléments. »

  • Jean-Christophe Paré, Directeur des Etudes Chorégraphiques du CNSMDP

10858612_736098553151369_1877828091176558006_n10550907_736098616484696_6078582219033060891_n

Le lien sur le site du Conservatoire National Supérieur de Musique et de DANSE de PARIS, avec le détail des oeuvres et des interprètes :

http://www.conservatoiredeparis.fr/voir-et-entendre/lagenda/tout-lagenda/article/etudianse-op-1/

10847144_736098473151377_7940289949600696397_o 20141203_cnsm_etudianse_2441_c20141203_cnsm_etudianse_2438_c

 

et le lien source de certaines des photos :

https://www.facebook.com/conservatoiredeparis.cnsmdp/photos_stream

10830628_736098509818040_3645927425882505048_o10620119_736098476484710_7860184143435462965_o

 

10828067_736098619818029_1868018069706693814_o10750058_736098623151362_627415862135836666_o

 

1519294_736098506484707_6415980309467944141_o10547997_736098556484702_967652267638085681_o

 

1782365_736098546484703_5001838600582931710_o10620292_736098466484711_4177435344310545616_o

 

 On en parle   : « … Déjà diplômés du Certificat de Danse obtenu en fin de 1er cycle, les élèves présents sur scène sont des pré-professionnels organisés en Compagnie, qui préparent leur future insertion comme artistes chorégraphiques, en se confrontant à la réalité de leur métier. Véritable mise en situation professionnelle, «étuDIANSE Op. 1» est une formidable opportunité de goûter à la scène et de s’y exprimer. »

Le lien de l’article suivant d’où sont extraites les images ci-après :-)) :

http://www.dansartsport.fr/330820763

Image 1 cliquer ici pour agrandir ==> i101351353._szw565h2600_

Les 21 et 22 janvier 2015, le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (C.N.S.M.D.P.) a proposé de découvrir «Ce qui est à l’Œuvre», une nouvelle rencontre avec ses élèves du cursus Danse, afin d’aborder deux étapes essentielles du travail de danseur : la transmission du répertoire, apprentissage de l’œuvre de l’autre, et les ateliers chorégraphiques, expression de l’œuvre qui est en soi. Dans la partie consacrée au répertoire, les élèves Classiques de DNSP3 ont tout d’abord montré des extraits de l’Acte III de «La Belle au bois dormant» (photo du haut) d’après Marius PETIPA, dans la version de Bronislava NIJINSKA pour les Ballets Russes de DIAGHILEV (1921). Excellent exercice de technique classique, où sont également abordés le travail avec partenaire, ainsi que la coordination et la rigueur des ensembles. Puis, Jean-Guillaume BART, ex-Etoile du Ballet de l’Opéra National de Paris et actuel professeur au CNSMDP, a dirigé une présentation instructive et éclairante de George BALANCHINE et de son style Néoclassique, à travers des extraits de son «Divertimento n°15» (1956), sur la musique éponyme de Wolfgang Amadeus MOZART, où les élèves ont offerts quelques beaux moments au public. Anecdote intéressante : Christa CHARMOLU, ex-Sujet de l’Opéra National de Paris et également professeur au CNSMDP, avait participé à l’entrée au répertoire de «Divertimento n°15» à l’Opéra National de Paris (1978) ; c’est George BALANCHINE lui-même qui lui avait enseigné les pas et c’est cet héritage qu’elle a transmis aux élèves … En deuxième partie de soirée, les élèves à majorité Contemporains mettaient en pratique le langage chorégraphique dans des créations nées de leur imagination. Les dix pièces présentées avaient chacune leur personnalité et, si j’ai été moins sensible aux œuvres d’un phrasé très répétitif et à celles qui développaient un dialogue avec l’absurde, j’ai en revanche bien apprécié le duo «Elle adore le noir …» de et avec Lucie VERBRUGGHE et Nathan GARCIA, où l’échange entre les interprètes était perceptible, mais aussi la structure de «Bad weeds !» de Vincent DUPUY pour sept danseuses (voir photo du milieu) ou celle de «Durant la guerre» de Nathan GARCIA pour sept danseuses et deux danseurs (photo du bas). Le dernier ouvrage chorégraphique s’intitulait «Hommage» et faisait écho à la violente réalité qui avait secoué Paris tout juste deux semaines auparavant : il s’agissait d’un hommage sobre, mais explicite, aux victimes de l’attentat perpétré contre la rédaction de l’hebdomadaire Charlie Hebdo … une minute de silence suspendue dans le temps et lourde de sens … La liberté d’expression, c’est l’âme de la création et, sans son âme, l’artiste meurt. Tous les artistes sont ‘Charlie’. (Article Patrick HERRERA)

i98608624._szw565h2600_

Second évènement Danse de la saison du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (C.N.S.M.D.P.), «étuDIANSE Op. 1» propose, du 05 au 11 décembre 2014, une série de six représentations interprétées par les classes Classique et Contemporaine du ‘Junior Ballet’ (2ème cycle d’enseignement supérieur). Déjà diplômés du Certificat de Danse obtenu en fin de 1er cycle, les élèves présents sur scène sont des pré-professionnels organisés en Compagnie, qui préparent leur future insertion comme artistes chorégraphiques, en se confrontant à la réalité de leur métier. Véritable mise en situation professionnelle, «étuDIANSE Op. 1» est une formidable opportunité de goûter à la scène et de s’y exprimer. Pour les Classiques, l’ex-danseuse Etoile de l’Opéra de Paris, Isabelle CIARAVOLA, a réalisé une adaptation intelligente des «Sylphides» (1909) de Mikhaïl FOKINE, en fonction des danseurs à sa disposition (voir photo du haut). Ainsi, le ‘Poète’ voit son rôle se multiplier par trois, alors que ‘les Sylphides’ étoffent leurs rangs jusqu’à onze danseuses, grâce à deux nouvelles recrues, Eireen EVRARD et Léa SALOMON, élèves avancées issues de 3ème année du 1er cycle. Les partitions de Frédéric CHOPIN sont confiées à de jeunes pianistes du cursus Musique du CNSMDP, qui se partagent les représentations ; pour ma part, j’ai pu entendre un excellent Yu MATSUOKA. Le résultat respecte l’œuvre de FOKINE à travers de beaux tableaux soignés, tout en permettant aux danseurs de mettre en exergue une technique classique aérienne, toute en sensibilité. Après cette belle réussite, les Classiques reviennent sur une œuvre plus terrestre, «Grange» (1977), chorégraphie de Wilfride PIOLLET et Jean GUIZERIX (photo du bas). A l’origine, il s’agit d’un duo que les chorégraphes ont adapté pour trois couples de danseurs du Conservatoire. L’esprit est ludique comme dans une fête villageoise, mais les prouesses techniques sont relevées ! Bel exercice sur une partition de Béla BARTOK, interprétée par Naruko TSUJI au piano, où les danseuses, Romane GROC, Monica BARBOTTE et Clara LEFEVRE, font preuve d’une belle maturité en prenant possession de l’espace, alors que leurs partenaires respectifs semblent encore un peu tendres … // Voir la suite sur l’article suivant.

i98608543._szw565h2600_  <== cliquer dessus pour agrandir

Pour les Contemporains, trois pièces sont présentées. Tout d’abord, «Nata Lux» (2000), chorégraphie de Bernard GLANDIER pour trois danseuses, sur des musiques de Johann-Sebastian BACH et Henry PURCELL. Juliette FISSON, Lou GULLI et Aure WACHTER (photo du milieu) parviennent à attirer l’attention du spectateur, grâce à une belle qualité d’écoute de l’autre, qui donne une respiration et une unité d’ensemble. Vient ensuite «The Hill» (2013), chorégraphie jubilatoire de Roy ASSAF pour trois danseurs, sur des musiques israéliennes, dont la Marche de l’Armée Israélienne, mais aussi «I started a Joke» des Bee Gees. Autour du thème de l’absurdité de la conquête d’une colline, Antoine DUBOIS, Nicolas GARSAULT et Rémy RICHAUD (photo du haut) prennent possession de la scène, avec une danse dynamique teintée d’humour, mais surtout un formidable sens du mouvement qui vient de l’intérieur : c’est fort, énergique et puissant ! Pour finir, «Petite Imposture» (2014) de Nicole MOSSOUX et Patrick BONTÉ, sur une musique de Thomas TURINE. Oscillant entre la Danse et le Théâtre, la chorégraphie s’articule autour de la comédie humaine, dictée par les conventions sociales qui emprisonnent l’être dans le paraître. Les danseurs, Juliette FRISSON, Lou GULLI, Stella MORETTI, Antoine DUBOIS et Baptiste MARTINEZ (photo du bas) servent parfaitement le propos des chorégraphes. Au final, ce spectacle propose cinq œuvres d’une grande variété, qui représentent autant d’axes d’expérimentations pour l’interprétation des danseurs et autant de centres d’intérêts pour les spectateurs. (Article Patrick HERRERA)
 i97170945._szw565h2600_
La saison Danse du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (C.N.S.M.D.P.) vient de s’ouvrir les 17 et 18 octobre 2014 par une manifestation intitulée «Entrées en Matières». De quoi s’agit-il ? La démarche initiée par Jean-Christophe PARE, Directeur des Etudes Chorégraphiques du CNSMDP, peut se résumer en deux mots : Transmission et Interprétation. En amont, il y a 15 notateurs confirmés ou élèves notateurs du Conservatoire et, en aval, il y a 52 élèves danseurs sur scène, qui sont issus des classes Classiques et Contemporaines de 2ème et 3ème années du 1er cycle d’enseignement supérieur (DNSP de danseur). Mais, tout d’abord, qu’est-ce qu’un notateur ? Ultérieurement dans la saison, j’expliquerai plus précisément ce qu’est la Notation du Mouvement mais, pour faire simple, je dirai qu’un notateur en Danse écrit le mouvement sur un feuillet à partir d’un système de codification spécifique (les deux systèmes les plus répandus sont Laban et Benesh, lesquels sont enseignés au CNSMDP), de la même façon qu’un compositeur écrit la musique sur une portée musicale à partir du solfège. Donc, dans un premier temps, les notateurs enseignent des extraits de chorégraphies tirés de partitions notées à des élèves danseurs du Conservatoire (voir photo du haut), les chorégraphes oscillant de Kenneth MacMILLAN à Dominique BAGOUET, en passant par David DOWSON. Puis, ces élèves danseurs enseignent les pas qu’ils viennent d’apprendre à d’autres danseurs et, ainsi, chaque corps y apporte sa propre interprétation. Enfin, la mise en scène transforme, multiplie et assemble les phrases chorégraphiques en un tout homogène, qui offre une relecture originale d’une multitude de chorégraphies en une multitude de versions, lors d’une seule et même rencontre. A travers cet exercice à but éducatif, les danseurs apprennent à travailler avec les notateurs qui, à chaque feuillet de mouvement noté, leur ouvrent une ‘Entrée’ vers de nouveaux horizons chorégraphiques, lesquels viennent nourrir la ‘Matière’ de leur travail corporel d’interprétation, puis les danseurs apprennent à habiter le mouvement en l’expérimentant sur scène, face au public. Voilà une belle initiative pédagogique que ces «Entrées en Matières» qui, de surcroît, ont donné lieu à une représentation à la fois agréable, pleine d’engagement et très enrichissante. (Article Patrick HERRERA)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>